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Courts-circuits en Seine !

23 avril 2012
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Un petit événement à vous signaler dans la région parisienne. Le 13 Mai 2012 sur la péniche Alternat, quais de Seine (Port de Tolbiac ou de la Gare) à Paris aura lieu la seconde édition de « Courts-Circuits en Seine », organisée par les amis de l’association Consom’solidaire de Paris, en partaneriat avec de nombreux réseaux. Objectif ?Valoriser les acteurs qui ont mettent en réseau des acteurs et des modes d’organisation et de distribution alternatifs (Amap, groupes d’achat,coopératives, jardins collectifs…) et l’information auprès du grand public – Une façon de populariser et mettre en valeur les circuits courts d’approvisionnement alimentaire.

Thèmes abordés lors des rencontres  :

  1. Professionnalisation et bénévolat-prix des produits-revenus des paysans
  2. Avancées et dérives de l’agriculture biologique, préservation des semences et luttes foncières
  3. Éducation alimentaire et restauration collective, rôle de l’information alternative
  4. Cadre juridique et législatif, politiques publiques : avenir des circuits courts
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Le monde agricole en tendances

20 avril 2012

Le monde agricole souffre bien souvent d’une image peu glorieuse… Pourtant, le travail de la terre est l’un des plus beaux, pour peu qu’il respecte le vivant. Mais l’agriculture a été profondément transformée après quelques décennies de modernisation rapide, depuis la fin du dernier conflit mondial. Si ses évolutions techniques, économiques, politiques ou agronomiques font l’objet de nombreux travaux, les hommes et les femmes qui travaillent, produisent et développent des activités agricoles pour en vivre sont moins bien étudiés.  

C’est pour éclairer ce versant trop méconnu et analyser les figures présentes et futures des agricultrices et agriculteurs que le Centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire a réalisé, avec un groupe d’une quinzaine d’experts, ce portrait social prospectif.

Le monde agricole en tendances présente les transformations du métier d’agriculteur en partant des évolutions passées et de la situation présente pour en esquisser le prolongement tendanciel. Il décrit ainsi, entre autres, le recours croissant à une main-d’œuvre extérieure salariée, la féminisation de l’activité, la diversification de l’origine sociale des nouveaux installés, l’augmentation du niveau de formation des exploitants, la croissance de la productivité, la baisse de la pénibilité physique du travail, la diversification des activités (vente directe, transformation, tourisme, etc), la multiplication des statuts et l’essor des formes sociétaires, les aspirations à un équilibre entre vie privée et vie professionnelle, etc.

Basé sur de nombreuses études qualitatives et sur les données statistiques les plus récentes, notamment celles du dernier recensement agricole, cet ouvrage, au format d’un atlas, est composé de nombreux graphiques, cartes et diagrammes qui illustrent les analyses.

Je vous mets le sommaire ci-dessous, que vous puissiez vous faire un avis du contenu de l’ouvrage :

1. La démographie et la géographie des agriculteurs

1.1. Qu’est-ce qu’un agriculteur ?

1.2. La tendance à la baisse de la population active agricole

1.3. Le recours croissant à la main-d’œuvre salariée et extérieure

1.4. Les projections tendancielles

1.5. Les répartitions géographiques

1.6. Le vieillissement

1.7. La place des femmes

1.8. L’image des agriculteurs

• 2. Les contenus de l’activité agricole

2.1. La modernisation de l’agriculture française dans la deuxième moitié du xxe siècle

2.2. Les conséquences de cette révolution agricole : l’exemple des grandes cultures et de l’élevage bovin laitier

2.3. Les conséquences et perspectives d’évolution à 2025

2.4. La construction des revenus

2.5. Les limites environnementales, constats et tendances

2.6. Les limites environnementales, source possible de futures inflexions ?

2.7. La diversification des activités

• 3. Les entrées et les sorties du métier

3.1. La diversification des profils des nouveaux agriculteurs depuis trente ans

3.2. Les dynamiques d’entrée dans le métier

3.3. Les modalités d’exercice du métier

3.4. Entre entrants et sortants : les transmissions d’exploitations

3.5. Les dynamiques de sortie

• 4. La formation et l’accompagnement des agriculteurs

4.1. La progression du niveau de formation

4.2. L’élévation du niveau de formation des entrants dans le métier

4.3. Les élèves de l’enseignement agricole

4.4. La formation continue

4.5. L’accompagnement des agriculteurs

4.6. Quelle place pour le développement durable dans les compétences des agriculteurs ?

• 5. Les conditions de travail et la santé

5.1. L’évolution des conditions de travail par rapport aux autres familles professionnelles

5.2. L’augmentation du travail prescrit

5.3. Les maladies et accidents professionnels

5.5. La santé et l’espérance de vie

5.6. L’agriculture et les nouveaux services

++ Plus d’info sur le site de la Documentation Française

Comment se procurer une bombe… à graines ?

18 avril 2012

Une attaque de bonheur, ça vous branche ? Pourquoi ne pas profiter du printemps pour en semer avec des bombes de graines ? La Guerilla Gardening le fait depuis les années 1970 à New-York afin d’embellir la grisaille de nos cités.

Entourées d’une gangue d’argile, les bombes de graine telles que celles fabriquées par la société ARIES contiennent du terreau bio et des graines de souci, de bleuet, de tagète, de tournesol et bien d’autres surprises fleuries et odorantes. Selon les graines contenues, on obtient en trois semaines soit de hauts buissons (comme avec le tournesol), soit des bouquets plus vaporeux (comme avec la mauve). Un régal pour les yeux au coeur de nos cités…

J’ai reçu une information vous permettant facilement de semer au vent des fleurs dans la ville, avec les bombes à Graines de la société ARIES, une entreprise familiale allemande pionnière spécialisée dans les produits naturels et bio pour la maison et le jardin. Elle est distribuée en France par Bleu Vert et propose donc des bombes à graines prêtes à l’emploi mais aussi un kit pour les fabriquer très facilement.

Lancées pendant la Semaine du Développement Durable, les bombes à graines sont disponibles auprès des magasins de produits bio et naturels partenaires, et notamment dans les 30 boutiques de la chaîne Satoriz.

++ Compter 8 euros pour 8 graines et  16 euros pour le kit permettant de fabriquer jusqu’à 70 bombes.

++ Guerrilla Gardening France

Chouette, un distributeur de fruits et légumes bio !

16 avril 2012

Voilà encore une belle initiative qui a vu le jour en juillet 2011 dans le Gers, dans la ferme biologique de Mesples, à Castéra-Verduzan. Les agriculteurs Sonia Coron et Sébastien Lasportes ont eu la bonne idée de « court-circuiter » leur distribution en mettant en place un distributeur de légumes. Comme le spécifie le journal Sud-Ouest d’où vient l’info, « si ce mode de vente existait déjà pour du lait et des yaourts, c’est la première fois qu’un agriculteur l’installe pour des légumes. Bio, a fortiori »

Sonia Coron alimente le distributeur en légumes bio récoltés le jour même. (photo ph. bataille/« sud ouest »)

Les légumes sont frais, de la veille ou du jour, et les cases sont alimentées plusieurs fois par jour ! De quoi compléter leur mode de distribution déjà composé de l’approvisionnement d’une AMAP et d’une cantine de collège.

Bien vu, non ?

Circuits-courts, ça progresse dans Sud-Ouest !

13 avril 2012

En début de semaine j’ai eu le plaisir d’animer une table ronde sur les circuits-courts en Aquitaine, et plus particulièrement en Gironde. La Chambre d’Agriculture a profité de l’occasion pour présenter les derniers chiffres du recensement agricole : ceux-ci ne sont pas encore disponibles en ligne, mais sachez que 39% des exploitations girondines passent aujourd’hui par les circuits-courts pour commercialiser leur production (contre 23 % dans le reste de l’Aquitaine – une différence essentiellement liée au nombre de viticulteurs dans la région – 77 % des producteurs en circuits-courts).

Les adhérents des Marchés de producteurs et de Bienvenue à la ferme proposeront leurs produits au «drive».

Photo: archives Journal Sud-Ouest

Les circuits-courts en Gironde

Les producteurs ayant recours aux circuits-courts sont généralement plus jeunes et plus diplômés que les autres, et utilisent surtout la vente à la ferme et sur les marchés – la vente en panier type AMAP a une belle marge de progression devant elle, en fait !

Il fut intéressant d’échanger avec l’adjoint au maire de Bouliac, M. Christian Block, nous exposant la complexité à laquelle sa commune est confrontée avec la présence d’une zone commerciale gigantesque comportant un magasin Auchan, un Leader Price, un Chrono Drive et un Auchan Drive – sans compter le Mac Do : difficile dans ces conditions de faire exister les circuits-courts, même si depuis un an le marché artisanal qui a lieu le vendredi matin rencontre de plus en plus d’adeptes.

Un drive pour produits locaux

En parlant de Drive, sachez que Bernard Lafon (à l’origine de la marque Oh Légumes Oubliés à Sadirac – et accessoirement élu de la chambre d’agriculture et responsable de l’agriculture et de la bio) a présenté une initiative originale à cette occasion : la ferme drive, un projet ayant pour objectif de faciliter l’accès aux produits fermiers locaux en utilisant la modernité des solutions proposées par les grandes surface. Cette innovation va être mise en oeuvre avant la fin de l’année et cet article de Sud-Ouest résume bien l’ensemble des débats sur la question. Personnellement j’attends de voir si les consommateurs adhèrent à l’initiatives, car à lire des articles comme celui paru il y a 3 jours dans le journal Le Monde, j’ai de légers doutes sur la pertinence de faire du drive et de la vente de produits frais locaux – mais à voir : si cela peut marcher et dans ce cas tant mieux, ce sera toujours ça de pris :)

Un label « Sud-Ouest France »

Enfin, nous n’avons pas du tout parlé des initiatives lancées par la Région Aquitaine à cette  occasion, mais sachez que les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées s’unissent depuis peu pour la promotion des produits agroalimentaires du Sud Ouest ! Pour cela, la bannière  « Sud Ouest France » répond à un cahier des charges strict, s’adresse aux produits élaborés à partir des matières premières issues des deux régions. Elle a pour objectifs, dans un contexte économique difficile, de maintenir voire de gagner des parts de marchés dans les différents circuits de commercialisation – aux plans local, national et international -, de fédérer les filières et les producteurs, et de mutualiser les moyens des deux régions pour la mise en place d’opérations conjointes.

Les deux Régions, qui ont ensemble une superficie comparable au Portugal, comptent 93 000 exploitations agricoles, 1 500 entreprises agroalimentaires et 210 000 emplois dans le secteur. Elles représentent 17 milliards de chiffre d’affaire, soit 8 % du chiffre d’affaire national et 10 % des exportations agricoles françaises.

Enfin, sachez que des ruches d’un nouveau genre apparaissent sur le territoire ! J’ai notamment rencontré l’adorable Sandra Michon lors de cette conférence, maraîchère à Fage et responsable de la Ruche du coin : cet article de sud-ouest résume sa démarche, et pour en savoir plus sur la mise en place de Ruche, je vous rappelle cet article au sujet de La Ruche qui dit oui !

Les derniers chiffres de la Bio en France

12 avril 2012

Ouhlala, honte à moi, pas écrit ici depuis plus d’un mois, c’est grave docteur, non ? Noooon, j’étais juste ultra-occupée sur projet (un livre qui va sortir début mai, mais pas sur les locavores cette fois – même s’il y a un lien, vous verrez ;) En tout cas j’ai mis de côté plein d’infos pour nourrir votre appétit d’internautes avides de localisme !

Pour reprendre le cours des choses, voilà donc avant tout les derniers chiffres de l’agriculture biologique 2011, tels que les a communiqués l’Agence Bio à la mi-février à l’occasion de ses 10 ans :

En 10 ans, la Bio a su trouver son public qui, même en période de crise, maintient son intérêt. En effet, le marché des produits Bio a quadruplé en 10 ans et, selon les estimations en cours, l’année 2011 devrait se solder par une croissance du marché d’au moins 10% pour approcher les 4 milliards d’euros, alors que la consommation de biens des ménages français enregistre une baisse estimée par l’INSEE à -0,5% en moyenne sur l’année, en partie imputable au recul des dépenses alimentaires.

Deux fois plus d’exploitations bio en 10 ans

Le nombre d’exploitations bio a doublé : elles étaient 10 364 en 2001, elles sont passées à 20 604 en 2010 et à 23 100 en 2011 (soit +12% en un an). De 2001 à 2011, la part des exploitations bio dans l’ensemble des exploitations françaises a presque triplé : passant de 1,6% à 4,6% en 2011.

Les surfaces exploitées en bio ont également largement progressé : en 2001, on comptait 419 750 ha de terres bio, elles atteignent de l’ordre de 950 000 ha en 2011. En 2010, la part des surfaces en mode de production bio dans la surface agricole utile (SAU) était de 3,09% vs 1,5% en 2001. La progression a été très marquée depuis 2008 (+126% en 2011 par rapport à 2001 et +63% par rapport à 2008).

En aval de la filière, les entreprises de transformation et de distribution certifiées bio ont également connu un important essor. Elles sont passées de 5 390 en 2001 à environ 12 000 en 2011.

Un marché des produits bio multiplié par 4 en 10 ans

Le marché alimentaire bio qui atteignait à peine 1 milliard d’euros en 2001, s’élevait à 3,5 milliards d’euros TTC en 2010, et selon les estimations en cours, s’approche des  4 milliards d’euros en 2011. En moins de 10 ans, la proportion de Français déclarant  ne jamais consommer bio s’est abaissée de 53% en 2001 à 39% en 2011.

Consommateurs de Bio 2011

Dans le même temps, la part des Français déclarant consommer au moins un produit bio au moins une fois par mois est passée de 37% en 2003 à 40% en 2011(20% au moins une fois par semaine, 6% tous les jours). Au fil des années, les consommateurs ont largement diversifié leur panier. En moyenne, les consommateurs bio quotidiens ont consommé des produits issus de 8,9 familles différentes en 2011.

La croissance du marché soutenue par l’élargissement du panier bio chez les consommateurs réguliers

Les résultats du dernier baromètre Agence Bio/CSA de consommation et de perception de produits Bio, réalisé en novembre 2011, confirment cette tendance structurelle malgré la crise : 66% des Français déclarent privilégier les produits respectueux de l’environnement et/ou des principes du développement durable lorsqu’ils font leurs achats. Pour reconnaitre ces produits, ils sont 66% à citer la marque AB comme premier signe de reconnaissance. La Marque AB atteint d’ailleurs un taux de notoriété record de 89% en 2011 alors que seulement 41 % des Français la connaissaient il y a 10 ans. S’agissant du nouveau logo européen (lancé il y a deux ans) ils sont déjà 38% à le reconnaitre.

60% des Français ont consommé des produits Bio en 2011 contre 47% en 2001 : 6% tous les jours, 20% au moins une fois par semaine, 40% au moins un produit bio au moins une fois par mois. Les consommateurs acheteurs de produits Bio au cours des 4 dernières semaines précédant l’enquête sont presque unanimes (96%) pour dire qu’ils vont augmenter (18%) ou maintenir cette consommation en 2012.

Des actions innovantes pour amplifier cette dynamique

Si 54% des Français se déclarent bien informés sur l’agriculture biologique et ses produits (40% en 2003), 46% s’estiment mal ou très mal informés. C’est pourquoi l’Agence Bio et ses partenaires vont renforcer leur programme de sensibilisation en direction de ces consommateurs potentiels. 2012 sera en effet l’année du web 2.0 pour la Bio avec le lancement d’un blog d’information (leblogdelabio.com), d’une page Facebook, d’un compte Twitter et d’une application GPS Bio pour Smartphone (pour bientôt!), permettant en temps réel de localiser les points de vente de produits Bio.

Pour conclure, je vous mets ci-dessous la carte de France de la consommation de produits bio, telle que présentée dans le Dossier de Presse, je la trouve franchement intéressante – je pensais par exemple qu’à la frontière belge et en Alsace il y aurait une consommation plus importante ! Et je m’aperçois que je suis dans une région de France parmi les plus consommatrice de Bio (hors Paris) – je pensais que c’était le Sud-Est en fait !

Carte De France Consommation Bio

Et vous, que pensez-vous de ces évolutions ?

The 100 miles house

2 mars 2012

Après l’alimentation et la cosmétique, place à la maison locavore : c’est ce que propose le concours  100 Mile House competition en incitant les participants à dessiner une maison pour 4 personnes, de 1200 pieds carrés (environ 360 mètres carrés !) en matériaux manufacturés ou recyclés dans un périmètre de 160 km autour de Vancoucer.

L’avantage de la compétition, c’est que vous n’êtes pas contraints par la réglementation urbaine ou l’accessibilité des maisons… ce qui rend la chose plus facile, croyez en mon expérience !

Il y a plein de sources d’inspiration si on sait où regarder… de quoi s’interroger sur la possibilité, à terme, de bâtir local.

++ http://100mh.architecturefoundationbc.ca