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Les locavores dans "C’est notre Affaire" sur France 5

14 octobre 2010

Hier soir mercredi 13 octobre, l’émission "c’est notre affaire", animée par Claire Fournier, s’est intéressée à l’alimentation et a consacré son enquête aux locavores.

Voilà le petit pitch de présentation:

Devenez un "locavore" ! Le terme peut sembler barbare mais il qualifie en fait les personnes qui consomment des aliments produits dans un périmètre local de 200 km maximum.
Le phénomène se propage un peu partout en France, et l’on assiste peut-être à une renaissance de la production et de la consommation de proximité. Cela concerne bien sûr les fruits et légumes, mais aussi les produits laitiers et la viande.
Claire est allée à la rencontre de ces consommateurs responsables qui ne souhaitent plus acheter des aliments ayant parcouru des centaines ou milliers de kilomètres. L’occasion de voir aussi les producteurs locaux, qui font de formidables efforts pour proposer un vaste choix.

Si vous l’avez loupée, l’émission sera rediffusée samedi 16 octobre à 9h40. Elle est également visible sur le site de l’émission (minute 20 environ en ce qui concerne mon passage;-)

Pour le tournage, j’ai rejoint les équipes de l’émission dans un supermarché de la banlieue parisienne un samedi matin très tôt! Autant vous dire des samedis matin comme vous aimez hein?;-) D’autant qu’il faisait froid, et qu’ils partaient ensuite en pleine campagne pour tester la cueillette!

Un grand merci à la journaliste Cécile Tesseyre pour nos échanges lors de la présentation de l’émission: elle m’a posé des questions sur la souveraineté alimentaire telles que j’ai du approfondir certaines recherches, notamment sur les points suivants:

–> Peut-on alimenter les grandes agglomérations en “local”, les ressources, la capacité seraient-elles suffisantes ?

Pour l’instant non, cela relève de la souveraineté alimentaire. Aujourd’hui, on estime que nous n’avons que 4 jours d’autonomie alimentaire: si demain nos transports sont coupés, nous ne pouvons subsister de manière autonome! Le jardin est une valeur sûre pour l’avenir!

–> A contratio, quel pourcentage les producteurs locaux pourraient nourrir en local et pourquoi il faudrait (selon vous) y venir.

Au regard de l’explication précédente, c’est une évidence: il serait bien de redevenir plus autonome! En 2009, la Surface Agricole Utile (SAU) consacrée à l’Agriculture Biologique était de 2.5 %

Maintenant, sur le local, cela dépend des denrées produites.

Par exemple: L’IDF est un exemple de non souverraineté

Si elle n’est plus approvisionnée par camions, l’Île de France ne dispose que de quelques jours d’autonomie alimentaire. Dans sa production, l’Île de France est autonome à 26% pour les pommes de terre, 0,5% pour la viande, 10% pour les légumes frais, 1,5% pour les fruits (à l’exception des pommes 5,5%), 1% pour le lait, 12% pour les œufs. En revanche elle est autonome à 159 % pour le blé et 117% pour le sucre.

Des chiffres ? L’autonomie globale de la France pour les légumes frais et les fruits n’est que de 91% et 59% (à l’exception des pommes 166%) Il faut regarder pour cela les travaux d’Emmanuel Bailly sur l’Écorégion (cf. ce PDF)

–> Comment les entreprises des distribution pourrait y trouver un avantage ?

Cela dépend des régions et des capacités de productions, de la demande. Il est nécessaire d’anticiper l’évolution des coûts de transports. Ces coûts ne sont pas les plus élevés économiquement pour l’instant, mais écologiquement ils ont un impact non négligeable. Miser sur la qualité et la défense de l’économie régionale peuvent être un argument auussi, mais gare aux raccourcis (protectionnisme notamment)

A noter: la logique économique est cruciale, car l’argent dépensé localement permet de réinvestir localement et permet de développer la souveraineté alimentaire retrouvée des pays producteurs de des pays émergents (lointains etc). Une étude réalisée par la New Economics Foundation (Londres) évalue que chaque £10 dépensés dans une entreprise alimentaire locale vaut £25 pour la région, comparé à £14 lorsque la même somme est dépensée dans un supermarché. Au total, l’argent dépensé localement génère près de deux fois plus d’argent pour l’économie locale.

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