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Faut-il mieux manger local ou manger moins de viande pour réduire son impact carbone ?

22 août 2011

Telle est la question posée sur le blog de la Harvard Business Review, qui essaye d’y répondre en utilisant des mesures d’analyse du cycle de vie telles que calculées et publiées par deux chercheurs dans le Journal of Environmental Science and Technology. Leur raisonnement est le suivant :

  • Food is transported a long way, going about 1,000 miles in delivery and over 4,000 miles across the supply chain.
  • But 83% of the average U.S. household’s carbon footprint for food comes from growing and producing it. Transportation is only 11%.
  • Different foods have vastly different greenhouse gas (GHG) intensity, with meat requiring far more energy to produce, and red meat being particularly egregious, requiring 150% more energy than even chicken.

So the journal article adds this up to an obvious conclusion: if you want to reduce your food’s carbon footprint, eat less meat. In short, « Shifting less than one day per week’s worth of calories from red meat and dairy products to chicken, fish, eggs, or a vegetable-based diet achieves more GHG reduction than buying all locally sourced food. »

En gros, la distance parcourue par les aliments compte peu dans les émissions totales de CO2. La majorité de ces émissions sont liées à la nature des produits, sachant que la viande rouge, par exemple, requiert une intensité carbone beaucoup plus importante que d’autres productions. Quitte à diminuer le poids CO2 de votre assiette, mieux vaut diminuer la quantité de viande mangée chaque semaine !

Ceci étant, cette analyse va dans le sens d’autres études publiées aux Etats-Unis et destinées à relativiser la tendance locavore. Certes, tout ce qui est local n’est pas forcément moins intense en CO2 que des produits venus de plus loin et produits de manière plus polluante… MAIS il est nécessaire de prendre en compte le fait que ceux qui entament une démarche locavore s’interrogent en principe sur l’ensemble des impacts de leur alimentation: par conséquent, ils ne font pas que manger plus local, ils diminuent aussi leur alimentation carnée.

Qui plus est, les approches carbone-centrées sont toujours aisément criticables: quid des conditions de production ? des impacts économiques ? de l’eau virtuelle ? du respect des saisons ?

Bref, ceux qui essayent de se rassurer par les chiffres, les bilans CO2 et les analyses de cycle de vie devraient à mon sens intégrer des paramètres plus larges dans leurs analyses avant de dresser des conclusions trop rapides… journal scientifique ou pas… ;)

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5 commentaires leave one →
  1. 22 août 2011 9:21

    Comme tu le dis bien : « ceux qui entament une démarche locavore s’interrogent en principe sur l’ensemble des impacts de leur alimentation ».

    Et je crois qu’inversement, ceux qui prennent en compte l’impact co2 de la production de viande rouge sont assez sensibles pour sélectionner des produits locaux.

    Ces 2 façons de penser ne sont pas opposables dès lors que le l’on prend le problème dans sa globalité… les petits cours d’eau ne font-ils pas les grands fleuves ?

    Je dirais donc qu’il vaut mieux acheter local, et manger moins de viande (mais ce n’est pas toujours facile de tempérer cette addiction).

  2. Soléco permalink
    22 août 2011 12:02

    Remarquer que cette étude présente des conclusions liées au contexte (alimentation, agriculture, élevage) nord-américain.

  3. Catherine Choffat permalink
    22 août 2011 3:34

    C’est vrai que le CO2 ne dit pas tout, mais il a l’avantage d’être un indice tangible, de susciter une prise de conscience. Alors ensuite, dès qu’on analyse un peu les choses, on voit bien que de nombreux facteurs entrent en ligne de compte et qui vont peu à peu modifier le contenu de nos assiettes. De la même manière, cette prise de conscience peut s’étendre à tous les biens de consommation. Donc paniquer la grande distribution. Soyons vigilants et courageux!

  4. Thouvenel Mj permalink
    23 août 2011 9:52

    Nous sommes excessifs en tout! la démesure conduit à toutes ces dérives! trouver un équilibre, réduirait bien des gaspillages et contribuerait à un meilleur respect de l’environnement et de notre santé!
    Il faut être moins boulimique de tout! Prenons en conscience ! changeons nos comportements à tous les niveaux! le produire toujours plus, dans n’importe quelles conditions, pour le consommer toujours plus, pour soit-disant satisfaire le consommateur, masque la réalité, favorise le lobbing, Il faut plus de sobriété, de qualité, de proximité, moins de gaspillage!
    La question n’est pas  » faut-il…OU… » mais  » faut-il ET »

  5. 25 août 2011 5:30

    Effectivement, nous sont excessifs en tout ! Nous voulons tout pour soit disant être mieux… alors que nous vivons actuellement une époque où les hommes sont de plus en plus stressés !
    Les pubs télévisés, sur papier et de plus en plus sur internet… qu’on a du mal à ne pas voir nous conditionne pour acheter, toujours plus et de plus en plus souvent !!

    Réduisons… et nous irons que mieux. Déjà moins de stresse à se dire « mince j’ai pas le dernier iPhone dernier cri !!! »

    Réduisons !!

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