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Le CCFD-Terre Solidaire dénonce l’impact des accords de libre échange sur la sécurité alimentaire des pays du Sud

16 mai 2010

Le Sommet de Madrid (Sommet des chefs d’Etat de l’Union européenne et de l’Amérique latine) débute demain, lundi 17 mai 2010. Le CCFD y sera présent et participera notamment au Forum de la société civile du 15 au 19 mai, auprès de ses partenaires latino-américains. A noter dans les moments forts à venir, la participation à l’atelier « Empreinte écologique de l’UE sur la Biodiversité en ALC ».

Je relaye donc ci-dessous un de leurs derniers communiqué de presse afin de vous fournir plus d’explications sur leur positionnement:

Le CCFD-Terre Solidaire dénonce l’agressivité de l’Union européenne (UE) en matière commerciale. Les accords bilatéraux de libre échange promeuvent une libéralisation bien au-delà  de ce qui est fixé par les règles de l’OMC. Certaines clauses des accords négociés par l’UE ont pour conséquence d’affaiblir la capacité des pays du Sud à développer leurs propres politiques agricoles ou à protéger certains secteurs fragiles ou stratégiques pour leurs populations.

Par ailleurs, un meilleur accès au marché européen incite à la spécialisation exportatrice, qui augmente encore la dépendance alimentaire. Face à ces enjeux, « rien ne garantit que l’aide à la coopération compense les dégâts économiques et sociaux dans les pays du Sud, d’autant que les piliers politique, commerce et coopération sont négociés de manière séparée » regrette José Da Costa, chef du service Amérique latine. Le CCFD-Terre Solidaire se prononce en faveur de la possibilité de chaque pays en développement à définir ses propres politiques agricole et alimentaire, dans un objectif de souveraineté alimentaire.

Plus particulièrement, le CCFD-Terre Solidaire recommande à l’Union européenne :

  • de suspendre ses négociations avec la Colombie et le Pérou qui se fait au détriment de la cohésion de la Communauté andine des Nations (CAN). L’Union européenne doit  respecter les unions économiques afin de ne pas fragiliser l’intégration régionale, facteur de développement économique à long terme.
  • d’exiger le respect des droits de l’Homme et de la gouvernance démocratique comme conditions pour l’entrée ou la poursuite de négociations commerciales. « L’Union européenne ne doit pas soutenir, à travers sa politique commerciale, un gouvernement anticonstitutionnel, tel celui du Honduras, ou impliqué dans des violations de droits de l’homme, comme en Colombie » indique Walter Prysthon, chargé de mission Amérique Centrale.
  • de véritablement associer le Parlement européen au mandat de négociation. De même, « la mise en place de Comités parlementaires paritaires (CPP) tels qu’il en existe dans le cadre des accords avec le Cariforum et le Chili doit être systématique. Les CPP devraient avoir un pouvoir de décision contraignant sur tous les aspects des accords » recommande Ambroise Mazal, chargé de mission souveraineté alimentaire. Les enjeux économiques et sociaux des accords négociés par l’UE sont tels qu’ils ne peuvent être laissés à des experts ou des fonctionnaires.

++ Le site du CCFD Terre Solidaire

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