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Apprendre le vocabulaire sensoriel à l’école

2 novembre 2009

La semaine du goût avait lieu du 10 au 18 octobre dernier. Si de nombreuses manifestations ont eu lieu à cette occasion (avec 6 000 leçons de goût dans les écoles, 1 000 ateliers et 500 tables du goût partout en France), la transmission du goût, pour sa part, « n’a pas pris l’ampleur qu’elle mérite en France » affirme cet article de Karine Grollier paru dans les Nouvelles News.

Selon elle, alors que « l’apprentissage du goût offre pourtant bien des découvertes : vocabulaire sensoriel, tolérance, partage, équilibre… », la « précieuse transmission culinaire ne pénètre pas les établissements scolaires de façon durable« . « Pourtant », continue-t-elle, « l’enjeu est de taille : l’éducation au goût, particulièrement dans l’enfance, se révèle la clef d’une alimentation diversifiée et équilibrée tout au long la vie. Selon l’association française de pédiatrie ambulatoire (afpa), l’obésité infantile a doublé en 10 ans pour atteindre 3,5% ; environ 15% des enfants sont en surpoids et près de 60% d’entre eux consomment trop de lipides. Les rythmes de progression de ces pathologies se rapprochent de ceux des Etats-Unis, champion mondial en matière de surpoids. »

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Et Karine Grollier de poser LA bonne question:  l’apprentissage du « manger sain » doit-il être laissé aux seules familles, reproduisant ainsi d’inévitables inégalités? « Car le goût –et les couleurs- est un domaine subjectif et émotionnel où l’environnement joue un rôle plus important que le « bon goût » de l’aliment mangé« .

En somme, les neurosciences ont prouvé que « l’enfant est donc en grande partie prédestiné à aimer manger ce qu’il a dégusté en bonne compagnie et dans un environnement chaleureux, qu’il s’agisse de chips et de saucisson ou de poissons et de légumes. Le projet EduSens, lancé par l’agence nationale de la recherche (ANR) et porté par de nombreux partenaires -dont l’INRA et l’Institut du goût- teste ainsi depuis 2005 l’effet d’une éducation sensorielle en classe, puis au restaurant scolaire et enfin relayée à la maison par les parents auprès de 600 enfants de 8 à 10 ans« .

Ainsi, il serait peut être utile d’apprendre le vocabulaire sensoriel à l’école! Apprendre le goût, c’est faire l’expérience des 5 sens. « Le goût est donc une porte sur le monde car il stimule le toucher, la vue, l’odorat et l’ouïe tout autant que les papilles. Pratiquer une leçon de goût devient aussi une leçon de tolérance: la perception des saveurs est éminemment subjective et certains perçoivent peu l’amertume quand d’autres sont particulièrement sensibles au sucré. L’enfant apprend ainsi qu’il n’a aucun moyen de savoir ce que ressent son camarade en mangeant le même aliment et à respecter cette différence. Il n’y a pas de faute de goût en matière de goût ».

Bref, voilà une belle idée à promouvoir et à creuser, aussi bien pour les petits que pour les grands!

++ www.institutdugout.fr

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