Skip to content

Les aliments affichent leur coût carbone

22 avril 2009

Savez vous que l’impact sur le climat des produits alimentaires pourrait devenir bientôt un critère de choix pour le consommateur, au même titre que le prix et les qualités nutritionnelles? Le Grenelle de l’environnement a en effet fixé pour 2011 l’objectif d’un étiquetage des produits mentionnant leur « empreinte carbone » : la quantité de gaz à effet de serre qui a été nécessaire pour fabriquer l’aliment et l’amener jusqu’au consommateur (exprimée en grammes équivalent CO²).

Comme l’explique Eve Eleinein dans la newsletter du Concours Génration Durable que j’ai reçu il y a quelques semaines:

En France, deux initiatives ont déjà vu le jour dans la grande distribution : le groupe Casino a lancé l’étiquetage de ses produits de marque distributeur dans toute la France, alors que deux hypermarchés Leclerc du Nord-Pas-de-Calais étiquettent l’ensemble des produits alimentaires, quelle que soit la marque.

« Les deux projets étaient très différents au départ, mais ils ont été amenés à converger en s’affinant », précise Christine Cros, chef du département écoconception et consommation durable à l’ADEME, qui accompagne ces initiatives. Les deux distributeurs affichent désormais la production de gaz à effets de serre occasionnée par la production et la transformation du produit et de son emballage, le transport ou encore la maintenance du magasin (électricité, chauffage…).

Ce système a ses limites : le distributeur connaît bien la consommation d’électricité de ses magasins et son réseau de livraison, mais il lui est plus difficile d’évaluer la quantité de CO² produite par la transformation en usine d’un yaourt, sans parler de la production du lait… Les émissions issues de ces premières étapes n’ont donc pas été réellement mesurées pour chaque produit, mais sont extrapolées à partir de données génériques. Et faute d’informations officielles, chaque distributeur a dû constituer sa propre base de données, qui ne concorde pas forcément avec celle de l’autre. La comparaison est donc faussée pour le consommateur. Les consommateurs ne peuvent donc pas comparer les chiffres donnés par les deux enseignes.

« Nous avons conscience du problème: c’est pourquoi nous travaillons à une base de donnée publique unifiée pour l’empreinte carbone des produits alimentaires« , précise Christine Cros. Cette amélioration est prévue pour les premiers mois de 2010.

++ Pour aller plus loin ++

> Une initiative similaire au Royaume-Uni : le Carbon Trust et les hypermarchés Tesco (en anglais).

> Etiquetage des produits : donner un coût environnemental à tous les achats. (Actu-environnement 01/04/2008)

> Grenelle de l’environnement : c’est au tour de la grande distribution de s’engager. (Actu-environnement 30/01/2008)

> Alimentation : trouver le bon produit. (ADEME)

> Le dossier du magazine ADEME&VOUS de février « ACV et agriculture »

> Le classement écologique des appareils économes en énergie (TopTen)

> Etiquette énergie/CO2 (ADEME)

Advertisements
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :