New York, Farm City
Voilà un joli reportage filmé en mode “tilt shift” au sujet des potagers situés en plein New-York.
On y découvre notamment les actions menées par Brooklyn Grange Farm, Nourishing New York, Snap Gardens et le chef du restaurant Bobo. Enthousiasmant, non ? :)
Le bottin de l’action locale
En octobre 2011 avait lieu à Toulouse les Assises Nationales du Développement Durable. Deux actions concrètes sont issues de ces journées de débats : le « bottin de l’action locale » en matière de développement durable et une déclaration commune des collectivités territoriales françaises pour Rio + 20. De quoi encourager la pensée globale et l’action localisée de terrain !

Les assises ont permis de mettre en exergue l’importance du local dans la mise en œuvre d’initiatives fortes en termes de développement durable. Un constat confirmé par l’étude commandée par la Région Midi-Pyrénées à l’institut CSA à cette occasion qui montre que “50% des Français font d’abord confiance aux collectivités locales pour faire face aux enjeux du développement durable, loin devant les Etats que seulement 19% d’entre eux placent en première position“.
Plus de 1000 cas concrets d’actions locales ont ainsi été recensés dans un « bottin de l’action locale ». Vous pouvez directement le télécharger à partir du site des assises (PDF). Classé par thématiques d’actions (Urbanisme, Ressources naturelles et patrimoine, Gestion de l’eau et des déchets, Éducation et citoyenneté, Solidarité internationale,…), il a vocation à diffuser ces bonnes pratiques.
Autre aspect intéressant issu de ces assises : la déclaration commune des associations représentant les collectivités territoriales françaises, dont l’Association des Régions de France, l’Association des Maires de France et l’Assemblée des Régions d’Europe, issue de ces 6èmes assises et qui vient d’être adressée au Secrétariat Général des Nations Unies pour la Conférence de « Rio +20 ». Cette déclaration plaide notamment pour la « gouvernance multi-niveaux » en matière de développement durable sur les territoires.
L’ensemble des débats et ateliers des assises sont disponibles en archives vidéo sur le site www.andd.fr.
Encourageant non ??
En 2012, ça jardine !!
Voilà quatre initiatives dont j’ai eu vent récemment et qui vont toutes dans la même direction : le jardin ! A croire que 2012 va nous pousser à la cueillette et au potager n’est-ce pas :) Temps de crise oblige me direz vous…
Plantez chez nous
Une idée qu’elle est pas bête du tout: Planter chez nous propose aux propriétaires de jardin piètres jardiniers de prêter leurs surfaces potentiellement potagères à ceux qui aiment jardiner mais qui ne possèdent pas de jardin. Vous me suivez ?? L’idée est vraiment sympa je trouve, et je me demande si je ne vais pas bientôt tester ;)

“Prêter son jardin, partager les récoltes”, voilà un slogan sympa en plus ! Alors, tentés ?
Champignons comestibles
“La culture de champignons permet de recycler beaucoup de nos déchets et s’inscrit parfaitement dans une démarche éco-citoyenne“, m’explique Samuel, auteur du blog Champignons Comestibles. Sur son site, il explique donc comment faire pour cultiver jusqu’à une vingtaine de champignons différents. Je sens que je vais ajouter le blog à ma blogroll ! Parce qu’il y a du bon à cultiver le champignon :)

Jardin au balcon
“Agrémenter son rebord de fenêtre, son balcon, sa terrasse ou constituer un mini-jardin ou un mini-potager ? Tout devient accessible et réalisable avec JardinauBalcon qui vous propose des idées simples à mettre en place pour aménager, décorer et entretenir les petits espaces extérieurs et intérieurs.” Tel est le pitch de cette nouvelle boutique en ligne qui vous propose de quoi “susciter le plaisir de la nature chez soi aux citadins”.

Lorsque l’on n’a pas beaucoup d’espace, il faut avoir des idées !
JardinauBalcon propose donc une gamme de produits “à des citadins pressés et gourmets aimant la nature, même s’ils n’ont pas la main verte.“
Les produits choisis le sont selon leur :
- Simplicité d’utilisation
- Optimisation de l’espace
- Gain de temps
- Occasion de découverte ludique
- Source de plaisir et de satisfaction
Bref, à tester :)
Au potager
Au petit potager est un site proposant des annonces pour permettre aux jardiniers amateurs de vendre, donner ou échanger leurs surplus de légumes (fruits, graines, plants…) et aux particuliers d’acquérir des produits frais, locaux et bon marché.
Mot d’ordre ? Ne gaspillons plus nos surplus du potager en laissant nos salades montées à graines, nos courgettes devenir énormes, nos fruits pourrir au pied de l’arbre…. On a tous un voisin qui apprécierait de récupérer nos surplus !

D’autres annonces sont proposées pour louer une partie de son jardin afin d’y cultiver un potager, comme le propose Planter chez nous. La boucle est donc bouclée !
Voilà donc 4 bonnes idées à semer et essaimer :)
Vive la shoes made in France
Les soldes sont bientôt là et vous allez vous empresser d’écouler vos étrennes dans du made in China ? Réfléchissez y plutôt à deux fois et regardez la petite vidéo suivante : filmée en parodiant le début du film “Lord of War”, elle défend les richesses industrielles et créatives de la France.
“Consommer plus ce que nous produisons, et produire plus ce que nous consommons est vertueux” explique l’équipe de Modetic, en insistant sur ce dont nous sommes fiers à Romans : la production de chaussures, qui n’est pas totalement délocalisée non !!
Une vidéo à faire passer largement :)
En 2012, vive les surlocavores !
En cette période de voeux, formulons un voeu (pieux ?) : qu’en 2012 tout le monde devienne locavore !
La consommation locale est en vogue, tout le monde parle de relocalisation de l’économie, les initiatives en ce sens multiplient, etc… etc… Et notre terre mère ne nous en voudra pas, n’est-ce pas ??

Alors belle année 2012 à tous ! Soyons fous et excessifs, osons l’écologie joyeuse intensive :)
Bientôt un pavillon locavore à Bordeaux ?
Une bonne amie m’a indiqué cet article paru dans Sud-Ouest la semaine dernière. On y apprend que la Fédération régionale des coopératives agricoles d’Aquitaine (FRCAA), rebaptisée Coop de France Aquitaine et fédérant Fédération des coopératives agricoles et Fédération des coopératives vinicoles (FCVA), envisage la création d’une Maison de l’agriculture et de l’agroalimentaire à l’horizon 2013-2014. Celle-ci serait implantée sur le quai de Bacalan (face au futur centre culturel du vin) OU sur le quai de Paludate (au niveau de l’actuel abattoir, qui cessera ses activités fin 2011).
Cette structure accueillerait en son sein, selon Sud-Ouest :
Les équipes de Coop de France Aquitaine, de l’Ardia (industries de l’agroalimentaire), mais également celle de l’Aapra (Agence de promotion agroalimentaire du Conseil régional). Surtout, elle abriterait sur plus ou moins 2 000 mètres carrés le pavillon Sud-Ouest, « une vitrine des produits et productions régionaux », a précisé Jean-Pierre Raynaud.
Autant dire que nous aurions là une vitrine totalement locavore dans le Sud-Ouest :
Un pavillon qui s’inspirerait du modèle « Eataly », créé à Turin en 2007, et qui a fait des petits depuis, au Japon, à New York… Il s’agirait d’une sorte de supermarché restaurant appuyé sur la démarche « slow food ». Cette dernière prône notamment une alimentation diversifiée de qualité et de proximité, c’est-à-dire produite dans un rayon n’excédant pas les 250 kilomètres, et une pédagogie du goût.
Concrètement, explique Jacques Weil, directeur de Coop de France Aquitaine, ce lieu, porté par un opérateur privé, serait à la fois un centre de distribution alimentaire, où les consommateurs pourraient acheter des produits régionaux, et un lieu de restauration, où ils seraient mis en œuvre.
Trop la classe non ? ;)
Lancement de la campagne “Goûtons un monde meilleur”
Le Salon Euro Gusto qui s’est déroulée à Tours il y a quelques jours a vu le lancement de la campagne nationale « Goûtons un monde meilleur ». L’objectif ? Inciter les citoyens à s’engager vers une alimentation plus respectueuse des Hommes et de la Nature.

Les motifs d’inquiétudes et de questionnements sont nombreux
Risques sanitaires, résidus chimiques, conditions de production opaques, accès à l’alimentation pour les populations les plus fragiles… L’alimentation est au cœur des préoccupations des consommateurs. C’est pourquoi l’association Max Havelaar France (en collaboration avec WWF France, Slow Food, le Comité Français pour la Solidarité Internationale et le Réseau Environnement Santé) souhaite réaffirmer que la qualité de notre alimentation est avant tout un choix individuel aux conséquences multiples pour les autres et la planète.
A travers un site Internet www.goutonsunmondemeilleur.fr et un conso guide « Mieux manger en 6 gestes », la campagne apporte des solutions concrètes aux consommateurs, faisant de l’acte d’achat un engagement profitable pour soi, mais pas seulement !
Son fondement : montrer qu’avenir, environnement, santé, solidarité et plaisir peuvent s’allier et se compléter dans nos assiettes.
Au passage, je vous signale cette chouette vidéo réalisée par le WWF trouvée sur le site de la campagne, dont le but est de répondre à la question du nombre de bouches à nourrir sur terre…
Perso, je me demande juste pourquoi cette campagne n’associe pas dans les partenaires les colibris du mouvement pour la terre et l’humanisme, très investis sur cette question de l’alimentation…?
++ Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.goutonsunmondemeilleur.fr
Si tu vas à Bordeaux… n’oublie pas de monter chez Joubert !
A Bordeaux, il y a quelques restau écolo où j’aime me rendre : citons l’Oiseau Cabosse (place St Colombe), le Bo Bar (place St Pierre), Chat Noir Chat Chat Vert (place St Michel)… et Joubert, une épicerie-restaurant bio ouvert il y a un peu plus de deux ans, en octobre 2009, par Marie Joubert.

Situé au 51 de la rue Judaïque, non loin du cinéma l’UGC, Joubert vous accueille dans un joli décors de pierres de taille, un lieu lumineux où l’on se sent bien. Si bien que mon amie Camille y a établi son Quartier Général et y organise nombre de rencontres, notamment dans le cadre des activités de l’association Ecolo-Info.

Marie cuisine amoureusement des plats sains et savoureux. Le truc, chez Joubert, c’est de pouvoir se vanter sans complexe d’utiliser des produits bio à 100% et locaux à 80%. Comme elle me l’a expliqué :
Tout ce que je peux trouver en local je le prends à des producteur de la région. Tous ce qui n’est pas local chez moi viens d’un manque de producteurs locaux dans cette branche. 80% de mes produits sont locaux. Ce qui n’est pas local ? Les épices, l’huile d’olive et certains vins et fromage régionaux.
Et le chic, chez Joubert, c’est de déguster de tels délices pour une bouchée de pain ! Des plats à 6 euros maximum, des desserts à 3 euros max, des repas pour moins de 10 euros, tout cela a de quoi régaler vos tickets restaurant et vous inciter à venir souvent ! D’autant que les crêpes de Marie sont délicieuses ! Comment fait-elle, d’ailleurs, pour s’approvisionner ? Elle jongle, voyez plutôt :
Pour que les prix ne soient pas plus élevés il faut raccourcir les circuits de distribution et travailler en direct avec les producteurs en coupant les intermédiaires (d’où les 35 fournisseurs différents… contrairement au secteur qui travaille en général avec un ou deux grossistes).

Je ne vous parle pas des cookies, du cidre ou des toasts Poire-Gorgonzola, car vous allez finir par saliver sur votre écran tout en étant frustrés de ne pas être dans le coin ;) Aucune excuse pour ne pas vous arrêter chez Joubert la prochaine fois que vous êtes dans le coin, d’autant que la passion de Marie est contagieuse. Ainsi qu’elle me l’a confié :
Ma principale satisfaction est de travailler avec des produits et des producteurs que j’aime et que je respecte, d’avoir des clients heureux et de gagner ma vie en faisant un travail qui me plaît et qui correspond à 100% à mes valeurs les plus profondes. Se respecter et respecter les autres ne devrait pas être un luxe alors qu’aujourd’hui ça l’est, parce que le système entier fonctionne sur le mode de l’exploitation des autres (humain, animaux , planète)…
Si ce n’est pas du Locavore’Spirit ça ??
++ JOUBERT, 51 rue Judaïque, 33000 Bordeaux
++ Voir les impressions de Papilles lors du repas que nous avons partagé ensemble chez Joubert
Pétition Osons la Bio : l’agriculture doit nourrir les hommes !
Et hop, ça faisait longtemps : voilà une pétition que je vous encourage à signer aujourd’hui. Lancée par l’association Bio’Consommacteurs, Terre de Liens et la FNAB, elle cherche à encourager les efforts des candidats à l’élection présidentielle en matière de surface agricole utile consacrée à l’agriculture biologique, et dans la limitation de l’usage des pesticides.

En voilà le contenu :
NOUS, PRODUCTEURS, CONSOMMATEURS ET CITOYENS, PARCE QUE NOUS CONSIDÉRONS QUE L’AGRICULTURE BIO EST, ÉCOLOGIQUEMENT, SOCIALEMENT ET ÉCONOMIQUEMENT, UNE DES SOLUTIONS PRIORITAIRES POUR L’AVENIR, NOUS DEMANDONS AUX CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2012 DE S’ENGAGER À SOUTENIR AVEC FORCE LE DÉVELOPPEMENT DE LA BIO PAR DES MESURES FINANCIÈRES, FISCALES ET D’ACCOMPAGNEMENTS TECHNIQUES.
UN CONSTAT AMER
- Malgré une dynamique de conversion sans précédent, la bio représente en France 3 % de la surface cultivée, ce qui la situe au 22ème rang européen
- En dépit d’objectifs publics ambitieux, moins de 2 % des ingrédients dans la restauration scolaire publique sont bio
- Et, pendant ce temps là, la France est toujours le 1er consommateur européen de pesticides (+2 % depuis 2008) condamnée par l’Europe régulièrement pour non respect des directives environnementales (qualité de l’eau, algues vertes, etc.)
OBJECTIF : 20 % DE TERRES BIO EN 2020
Pour une bio présente partout : soutien accru à l’installation et la conversion en bio des agriculteurs (accès au foncier, formations, investissements dans la recherche publique en bio et dans la structuration de filières 100 % bio).
Avec quels moyens ?
Relèvement de la TVA sur les pesticides (actuellement 5,5 %) et suppression des fonds publics pour les technologies OGM en agriculture !
Pour une bio locale accessible à tous : création d’un plan national pour l’alimentation locale, bio et solidaire avec notamment :
- Minimum 20 % d’ingrédients bio à tous les menus dans la restauration scolaire publique
- Soutien aux circuits courts dont les “paniers solidaires”
- Information et sensibilisation des citoyens à la bio
Avec quels moyens ?
Fin des aides publiques favorables aux agro-carburants !
L’agriculture doit nourrir les Hommes.
Bon, entre nous et pour être honnête, à mes yeux il n’y a qu’un seul parti qui soit vraiment cohérent sur le sujet… Celui qui est au pouvoir n’a pas prouvé son efficacité à ce sujet, l’opposition socialiste n’est pas toujours beaucoup plus engagée non plus, il faut le reconnaître… Espérons que cette pétition attire un minimum leur attention.
Quelle belle initiative que voici : la jeune société “ICI : l’épicerie Locavore”, créée par Roï Hendel (artisan pastier) et trois autres compères (Gilles, Serge et Arthur) à Bagnolet, fabrique des produits d’épicerie fine, locavores et biologiques.

Je n’ai pas eu l’occasion de goûter leurs produits pour l’instant, ni de rencontrer les instigateurs de cette marque, mais j’espère que le salon Marjolaine où ils étaient présents il y a peu leur a permis de promouvoir largement le fruit de leur travail !
Voilà ci-dessous une petite description de leur démarche et de leurs ambitions :
Je vous conseille vivement de consulter leur joli site internet et de lire la description des produits qu’ils fabriquent. Faites également un détour par le blog et les délicieuses recettes bien authentiques de pâtes proposées par Roï.
Pour l’instant, vous pouvez trouver leurs produits chez NAMO BIO, 15 rue de la Réunion, dans le XXe arrondissement de Paris.
Longue vie à leur entreprise !! (et vivement que je puisse goûter !!:-)





